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Birama Ndoye : " Il faudra 11 guerriers, sinon c'est perdu"

Birama Ndoye : " Il faudra 11 guerriers, sinon c'est perdu"

À deux jours du match extrêmement important face au FC Vaduz, Birama Ndoye revient sur le dernier match face à Young Boys, les enseignements que l’équipe en a tirés et évoque cette première finale qui attend le FC Sion. Très discret en dehors de la pelouse, le défenseur se fait plus présent sur le terrain et monte en puissance dans l’arrière-garde valaisanne. Interview.

Si on revient sur la partie de dimanche face à Young Boys. Quel était le moral du groupe dans le vestiaire ?

Après le match, c’était très compliqué moralement. On a su gérer jusqu’à la 86e. Quand ils ont marqué le premier but, ça nous a clairement tué. Pour le moral, c’était dur. Ce n’est pas le moment de baisser la tête. Au contraire, on doit continuer à avoir la tête haute et à travailler. On doit essayer de changer la situation actuelle qui n’est pas facile. Cela passe par plusieurs aspects.

Justement, vous avez pris le temps de l’analyser en vidéo. Qu’est-ce qui est ressorti de cette séance vidéo ?

Sur l’action du premier goal, Ivan se fait mal. Ensuite, on a mal géré l’espace sur la droite. C’est ce qui fait que Jean-Pierre Nsamé a pu se décaler et s’est retrouvé tout seul pour marquer. Sur cette action précise, on était mal organisés et on ne se parlait pas assez. À coup sûr, on va retenir les leçons de ces dernières minutes. On doit avoir une meilleure communication et on travaille là-dessus à l’entraînement.

Dimanche, c’est un match très important qui vous attend. Comment est-ce que vous l’abordez ?

On peut dire que c’est une vraie finale. Tous les neuf matchs qu’ils restent, ce sont des finales, mais ce duel peut être encore plus que les autres. On doit gagner ces matchs sinon cela deviendra très compliqué pour nous. Pour cela, il faudra être solidaires, jouer en équipe avec un bloc compact. Si on est pas tous des guerriers, alors on n'y parviendra pas et ce sera très compliqué d'espérer quelque chose.

Sur quels points travaillez-vous pour être totalement prêts dimanche à 16H00 ?

On travaille sur tous les points pour être prêts au mieux : la tactique, la technique, le physique et le mental. Défensivement et offensivement, on doit tous être là les uns pour les autres. Les défenseurs doivent aider les milieux et les milieux doivent aider les attaquants en phase offensive. À l’inverse, en phase défensive, tout le monde doit faire l’effort.

Ce n’est pas la première fois que tu es engagé dans une lutte contre la relégation. Est-ce que tu l’abordes de façon différente avec l’expérience ?

C’est vrai que ça fait toujours mal de jouer le bas de tableau. Malheureusement, ça fait quelques saisons que je connais cette situation. On n’a pas le choix, on doit accepter cela et à chaque fois on doit s’en sortir. Je suis très confiant qu’on s’en sortira une nouvelle fois.

En termes d’expérience, tu es un des membres du vestiaire à en avoir le plus. Est-ce que tu es du genre à prendre la parole dans le vestiaire ?

Je n’aime pas trop parler hors du terrain. Tous mes coéquipiers le savent. J’aime plus travailler sur le terrain et parler pendant le match en guidant mes partenaires. En dehors du football, je suis quelqu’un de très réservé. En général, il y a d’autres joueurs qui prennent la parole dans le vestiaire. Je suis quelqu’un d’assez timide comme on dit.

À titre personnel, on a l’impression que tu montes en puissance au fil des matchs ces derniers temps. C’est aussi ce que tu ressens ?

Oui, je me sens très bien. J’essaie à chaque fois de monter encore mon niveau et de gagner en puissance. Il y a aussi mes coéquipiers qui m’aident beaucoup. Je n’aime pas parler de moi, je préfère parler de l’équipe. Mais en ce moment, oui, je me sens bien et j’espère que cela va continuer pour moi.