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David Vernaz : "Fantastique de travailler avec ce groupe"

David Vernaz : "Fantastique de travailler avec ce groupe"

Le FC Sion Féminin a parfaitement débuté sa saison 21-22 en ne connaissant pas la moindre défaite lors de leurs trois premiers matchs. Après trois déplacements, David Vernaz et ses filles évolueront à domicile ce dimanche (14H00). Il s’agira du premier match du FC Sion Féminin en LNB à domicile ! À cette occasion, nous sommes revenus avec l’entraîneur des Féminines sur les changements opérés depuis la promotion. Interview !

David Vernaz, quel début de saison de la part du FC Sion Féminin ! Vous vous y attendiez ?

Non, je ne m’y attendais absolument pas, d’autant plus que nos deux premières rencontres étaient à l’extérieur. J’avais aussi un contingent très limité avec de nombreuses blessées, mais le groupe a su répondre présent. Avec l’arrivée de Valérie, nous avons changé notre système de jeu et c’est vrai que nous avons fait deux matchs convaincants avec des joueuses qui n’avaient jamais joué et avec des membres des FF19 sur le banc. On s’en sort avec quatre points en deux déplacements, donc je suis très heureux. Il y a aussi la victoire en Coupe Suisse qui fait du bien. Je suis entièrement satisfait pour le moment.

Revenons avant tout sur la fin de la saison dernière. Quels souvenirs gardez-vous de cette saison qui est entré dans l’Histoire du FC Sion ?

La première chose que je vais retenir, c’est que nous avions les occasions de tuer les matchs et de s’assurer la première place. Nous avions vraiment un gros déchet à la finition. La deuxième, c’est la discussion que nous avons eue à cinq matchs de la fin. Nous devions jouer 5 matchs comme des finales pour atteindre la LNB. Nous devions adopter la mentalité des hommes qui se sont sauvés finalement. On s’est dit les choses et cette discussion a tout changé. Ensuite, le groupe a parfaitement su réagir en enchaînant les victoires. Cette saison restera toujours dans ma tête. Écrire l’histoire, c’est une chose, mais j’ai cru en ce groupe dès mon arrivée, j’ai vu les qualités qu’elles avaient. C’est fantastique de travailler avec ce groupe. Quand je revois la vidéo des barrages, j’en ai encore les frissons. Pour un entraîneur, c’est un moment magique. J’avais connu diverses émotions avec les garçons, que ce soit des promotions ou des relégations. Mais l’émotion vécue à la fin de la saison dernière restera pour toujours. Je suis venu voir ce qu’était le football féminin, j’ai aimé, j’ai adoré et je continue d’adorer jour après jour.

Vous ne retournerez pas chez les garçons ? Qu’est-ce qui change finalement ?

Non, je suis trop bien avec les filles. Elles sont beaucoup plus disciplinées, à l’écoute et s’investissent à 200%. Je leur dis chapeau à chaque fois parce que c’est tout de même trois entraînements par semaine en plus du travail ou des études, parcourir la Suisse et rentrer très tard, ou tôt le matin. Je n’ai jamais entendu quelqu’un se plaindre et l’ambiance est formidable à chaque fois.

Il a fallu se structurer pour répondre aux exigences de la LNB. Dans cette optique, l’arrivée de Valérie Gillioz fait sens à ces nouveaux objectifs…

Oui. J’ai eu une discussion avec Eric Sévérac (entraîneur du Servette FCCF), avec qui je m’entends très bien. Il m’avait conseillé de mettre en place une vraie structure et un bon staff pour la LNB. Dans mon staff, il y a des personnes qui sont parties. J’avais un œil sur Valérie Gillioz depuis quelques temps. Je m’étais dit qu’elle était la personne idéale pour intégrer ce projet. Nous étions en discussion depuis un moment. Valérie amène ce plus du football de haut niveau. On a énormément de discussion et nous avançons très rapidement. Nous avons beaucoup travaillé pour mettre en place une structure qui nous permet d’être en LNB. Toutefois, on cherche à s’améliorer et à amener de nouvelles choses pour les filles.

L’arrivée de Maeva Sarrasin était aussi un gros coup sur le marché des transferts…

J’avais demandé à Valérie en rigolant si elle n’arrivait pas à amener deux-trois joueuses de Servette. Quand elle m’a annoncé que Maeva Sarrasin était intéressée, je me suis dit que ce n’était pas possible. Pour nous, c’est impressionnant qu’elle vienne encore donner un coup de main au FC Sion Féminin, mais aussi pour le développement du football féminin en Valais. C’est une fille qui est d’une humilité exemplaire. Elle s’est intégrée très rapidement. Les filles s’en réjouissent énormément.

Mais ce ne sont les seules arrivées qui sont venues étoffer le contingent. C’était important d’apporter de nouvelles joueuses à votre groupe ?

Tout le monde m’a demandé si j’allais changer l’identité de cette équipe, essentiellement valaisanne. Ce n’est clairement pas le but. Nous avons gardé tout le monde, sauf les filles qui ont mis un terme à leur carrière. Pour se renforcer en Valais, c’est très compliqué pour le moment. Nous travaillons sur ce travail de base afin de former de potentielles joueuses. Aujourd’hui, les talentueuses valaisannes sont à Young Boys car c’est la filière qu’il fallait suivre. On travaille pour devenir un bon centre de formation et ne pas perdre nos talents. Sandy Alvarez a recommencé le football, Maëva Fontannaz est arrivée des C Promotion du FC Vétroz et nous avons accueilli la talentueuse Tatiana Dumauthioz en prêt depuis le Servette FCCF.

Quels objectifs vous fixez-vous pour cette première saison en LNB ?

C’est le maintien, clairement. Mais les personnes qui me connaissent bien savent très bien que je ne veux pas jouer le maintien trop longtemps. On ne connaît pas la LNB et on ne doit pas être trop gourmand. C’est aussi particulier car la moitié du groupe sont quasiment des promues. Ça va très vite dans le football féminin. Deux joueuses peuvent totalement changer une équipe. Aujourd’hui, on a joué deux matchs à l’extérieur et on a pu voir qu’on était à niveau. Après, c'était face à Schlieren qui était dans les derniers rangs la saison dernière et face à Winterthur qui vient de monter. On ne sait pas vraiment où se situer pour le moment. On fera le point à Noël en fonction de notre situation.

En tout cas, le début de saison répond se passe plutôt bien. Sur le terrain, quelle différence constatez-vous entre la 1ère ligue et la LNB ?

Le gros changement, c’est que ça joue beaucoup plus au ballon en LNB. La saison dernière, en jouant le pressing, nous faisions des dégâts, car ce n’était pas trop technique. En LNB, c’est beaucoup plus technique et les joueurs n’hésitent pas à jouer au ballon. Il y a aussi beaucoup plus de vitesse. Pour le supporter, c’est plus agréable à regarder. On veut aussi jouer au ballon.

Après trois déplacements, vous allez jouer votre premier match à domicile ce dimanche. Que diriez-vous pour encourager les gens à venir supporter vos joueuses, même s’ils étaient déjà très nombreux en fin de saison dernière ?

Oui, on a vécu un enthousiasme extraordinaire en fin de saison dernière avec les barrages qui ont été très suivis. Aujourd’hui, je le redis, ces filles méritent d’être vues et encouragées parce qu’elles proposent un football intéressant. Nous sommes dans une autre catégorie et elles méritent réellement d’être soutenues pour tout ce qu’elles font. Venez soutenir le FC Sion Féminin dimanche à 14H00 à l’Ancien-Stand !

#AllezSion #TousEnsemble